José Villa lève le voile sur les critères

Foua Ernest de Saint Sauveur, le président de l’association des écrivains de Côte d’Ivoire (AECI), a initié depuis le mercredi 13 mai dernier un programme dénommé « Les rendez-vous littéraires ». Objectif : faire la promotion du livre et de la lecture. C’est dans cette optique qu’a eu lieu, ce jour de lancement des activités des écrivains ivoiriens, dans les locaux du Groupe de Recherche sur la Tradition orale (GRTO) une conférence prononcée par José Villa, le directeur de la pédagogie et de la formation continue au ministère de l’Education nationale devant un parterre d’écrivains non des moindres tels que Bernard B. Dadié, Charles Nokan et le Pr. Bernard Zady…

Les critères de choix des ouvrages utilisés dans nos lycées et collèges. Tel est le thème de la conférence prononcée par José Villa, le directeur de la pédagogie et de la formation continue au ministère de l’Education nationale. Pour M. Villa, les ouvrages retenus par ses services doivent tenir compte d’un certain nombre de critères, notamment le niveau de langue, l’aspect scientifique et surtout l’impact socioculturel.

Le directeur de la pédagogie a, d’entrée de jeu, fait un bilan des manuels scolaires écrits par des auteurs ivoiriens. En 2004, dira-t-il, 70°/ des ouvrages provenaient de l’étranger. Ce chiffre, cinq ans après, chute de 40°/ a précisé José Villa. « Aujourd’hui 60°/ de ces manuels scolaires sont nationaux », a-t-il renchéri. C’est pourquoi, conscient de cet état de fait, le directeur de la pédagogie a lancé aux auteurs ivoiriens et par ricochet à tout auteur de produire des ouvrages manuels scolaires selon les critères édictés par le ministère de l’Education nationale.

Les échanges qui ont suivi ont été par moments passionnel et passionnant. Certains intervenants tels que le Pr. Logbo Gniézé et bien d’autres ont remis en cause non pas les critères mais qui ceux composent les différentes commissions devant choisir les ouvrages. La raison évoquée ? Les membres de ces différentes structures seraient composés de copains et coquins. Pire beaucoup d’entre eux seraient dans ces commissions depuis 1984. Ce qui est ahurissant selon le Pr. Zady l’Ecole normale supérieure qui forme les enseignants du secondaire et l’Université ne sont, de façon officielle, nulle part représentées dans ces différentes commissions.

José Villa qui a pris bonne note de ces différences formes de critique a promis faire venir si d’aventure l’AECI organiserait une autre rencontre quelques-uns de ses collaborations pour un échange fructueux. Il est à souligner que cette conférence qui a réuni enseignants du secondaire, du supérieur et écrivains a tenu toutes ses promesses.
Le prochain rendez-vous, selon Foua Ernest de saint sauveur, aura lieu le 3 juin à la fondation Harris Memel Fotê.

AUGUSTE GNALEHI

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